0309 Revenu mensuel d’existence - Dividende mensuel du Progrès - Allocation universelle -

mercredi 19 mai 2010.
 

Il existe différentes écoles ayant leur site Internet qui sont toutes prosélytes d’un versement à chaque citoyen d’un revenu mensuel d’existence. Ce « revenu mensuel d’existence » est présenté sous d’autres noms qui sont « le Dividende du progrès », « le revenu de vie » « l’allocation universelle » ... Pour financer ce revenu mensuel, il existe différentes études de faisabilité qui s’inscrivent dans 2 systèmes de financements qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

LE PREMIER SYSTEME est celui de Christine Boutin, de Yoland Bresson et de Marc de Basquiat. Ce système se fonde sur des assiettes fiscales et sociales FINANCIERES. Ce qui caractérise l’économie financière, c’est que la quantité d’argent est limitée. L’Etat est considéré comme une entreprise qui a des recettes et des dépenses fondées sur un équilibre commercial où l’argent n’est pas extensible. On prend « ici » pour mettre « là ». En conservant ces calculs comptables, les transferts de recettes prévus par MM Boutin, Yoland Bresson et Marc de Basquiat ne seraient, en mai 2010, plus capables de financer les prestations annoncées. L’Etat est de surcroît exsangue, abandonnant service Public et Service Social...., et maintenant les retraités. Seul, le site Vivant, avec le report sur la TVA, aurait pu permettre d’engendrer des recettes touchant toute la population. Il était près de la solution si les taux avaient été déterminés pour doter les citoyens. Bien que le principe, partiellement éprouvé ailleurs, montre que la réflexion était la bonne, il eut seulement fallu pousser le raisonnement un peu plus avant. Pour ce premier système, le principe se fonde sur la capacité de l’Etat à donner de l’argent aux citoyens, au lieu de le fonder sur la capacité des citoyens à faire tourner l’argent à la bonne vitesse pour ne pas en manquer. Le problème vient de ce que les assiettes fiscales et sociales traditionnelles ne lui permettent plus d’engranger assez d’argent pour mettre en œuvre les moyens financiers CONCRETS garantissant la liberté et la Dignité du citoyen.

LE SECOND SYSTEME est celui de l’Inoppression Active. Ce qui le caractérise, ce sont ses assiettes fiscales et sociales ECONOMIQUES qui concernent TOUTE la population. Pour ce second système, le principe se fonde sur la capacité dotée de TOUS les citoyens d’accéder à l’Offre existante, qu’elle émane du travail des hommes ou des machines du progrès qui leur ont enlevé leurs salaires. La « capacité dotée », est un revenu d’existence qui correspond à ce que l’Etat peut « mécaniquement verser mensuellement à CHAQUE citoyen en fonction des réalités de l’Offre. Cela se fait en faisant tourner mécaniquement autant d’argent qu’il faut pour satisfaire la demande de consommation des citoyens, en partant des besoins puisque l’Offre est pléthorique, au lieu de partir des maigres recettes issues de la raréfaction mécanique de l’argent circulant du système actuel.

Face au machinisme qui enlève le travail aux travailleurs, il fallait inventer les nouvelles conditions concrètes d’un « tant mieux » remplaçant nos lamentations. L’objectif était de doter les citoyens pour leur permettre de vivre Librement et Dignement, pour qu’ils soient capables de refuser un travail s’il est mal payé grâce aux moyens de vivre sans accepter l’esclavage. C’était aussi de récompenser les plus travailleurs et les plus ingénieux pour profiter du progrès et du génie des humains. C’est précisément ce qu’apporte la fiscalité du second système ci-avant, en donnant à l’Etat la possibilité d’avoir des recettes extensibles. Ce second système permet, en fonction de dotations mensuelles faites aux citoyens, de recycler l’argent nécessaire sans nécessité d’en créer, en prédotant l’Etat de façon permanente et suffisante, en fonction de la réalité physique de l’Offre existante. Ce système fait aussi que la dotation et les prélèvements touchent TOUS les citoyens pour que le recyclage colle à la réalité numérique et physique des consommateurs, pour que personne ne soit oublié. Il fallait enfin que la dotation soit limitable et limitée, ce que permet le principe fiscal bien connu de la cascade qui épuise mensuellement les dotations. Le SEUL Impôt touchant toute la population et percevable en cascade est la TVA, considérée dorénavant comme une Taxe sur la consommation, permettant de doter chaque citoyen pour que le plus pauvre et sans aucun moyen soit désormais doté et retrouve Liberté et Dignité. Différentes projections ont montré qu’un dividende de 1 000 à 1 500 Euros chaque mois répondait à cet objectif. Pour financer ces 1000 à 1500 Euros mensuels financés par la Taxe sut la Consommation, il suffisait de multiplier l’actuelle TVA x 4 dans un premier temps, et rectifier en plus ou en moins ultérieurement selon les besoins observés. L’Etat se retrouve avec des recettes immédiates de 1, 8 budget au lieu du 0,8 budget actuel qui l’oblige à s’endetter. Le nouveau système permettrait aussi de supprimer tous les autres impôts et taxes. Concrètement, avec l’argent libéré du fait de la suppression des autres impôts et taxes et avec le roulement des achats en cascade générant la Taxe sur la consommation (l’actuelle TVA), et SANS COMPTER sur les recettes issues de la croissance, les recettes de l’Etat passeront de 1,8 budget (actuel) à une hauteur de 3,2 à 4 budgets (et plus avec la croissance). Si l’on ajoute les augmentations de salaires issues de la suppression des taxes sur les salaires permettant aux salariés de percevoir des revenus nets égaux aux revenus bruts, les recettes équivalentes à 3,2 à 4 budgets devraient dépasser 4 budgets actuels. En comptant les bénéfices de la croissance, on peut penser que les recettes recyclées s’établiront entre 4 et 6 budgets d’Etat actuels, probablement 5,5 budgets, selon les réactions citoyennes qui sont par nature humaines, uniques et sociologiquement indéfinissables si ce n’est par l’expérimentation. On doit bien constater que le recyclage fiscal/social des économistes Christine Boutin, Yoland Bresson et Marc de Basquiat, qui font toujours tourner l’argent sur le travail et l’activité qui s’étiolent, inscrits qu’ils sont dans la spirale dépressive du travail qui diminue et construit la course aux bas salaires, reste insuffisant malgré la faiblesse des prestations sociales servies.

Le fonctionnement incongru actuel fonctionne de la façon suivante : Le progrès remplace les travailleurs qui se retrouvent sans argent et ne peuvent plus consommer, ce qui fait s’expatrier ou licencier les entreprises, ce qui crée davantage de chômeurs désargentés, ce qui organise la course au travail pour avoir des sous, à n’importe quel prix, c’est à dire pour de très bas salaires, ce qui oblige l’Etat à verser des prestations sociales y compris aux travailleurs, prestations pour lesquelles il n’a pas assez de recettes... Alors l’Etat a un raisonnement de comptable qui est de déshabiller Paul pour habiller Jean. Par quelque bout que l’on analyse le raisonnement actuel de l’Etat, il est Ubuesque ! Ex : il va baisser la TVA en pensant qu’il y aura plus de consommateurs et que les salaires vont augmenter, alors que les commerçants (ex les restaurateurs) en profitent pour prendre un peu d’oxygène, ce qui fait que la tva à 5,5 au lieu de 20% appauvrit encore plus l’Etat qui est obligé d’abandonner son Service Public, ses Fonctionnaires, et les prestations populaires. Les commerçants ferment boutique et l’ensemble rend impossible l’établissement d’une loi de finances en équilibre, et, drame croissant, augmente le déficit public.

Allons-nous à la faillite universelle ? Oui si nous continuons avec le principe fiscal/social du serpent qui se mange la queue. Pour sortir de l’impasse, il n’existe pas d’autre moyen que de faire de l’Economie et non plus des transferts simplistes et destructeurs. Pour cela il faut prendre conscience de la nécessité de revoir nos modes de recettes fiscales et sociales pour en adopter qui permettent d’engranger AUTANT D’ARGENT QUE DE BESOIN, pour que les prélèvements fiscaux et sociaux procurent assez de recettes, pour pouvoir véritablement BIEN doter les citoyens, C’EST TOUT !

Pour résumer, l’erreur est dans le concept de ce qu’est l’Economie. En matière économique, on ne prélève pas « ici » pour mettre « là ». En Economie, c’est « on prélève COMME CECI » en faisant tourner un peu d’argent plus vite pour doter TOUS LES BESOINS. Voilà la différence que permet la fiscalité d’Inoppression Active, explicitée en haut de cette deuxième page et facilement vérifiable à la lecture des explications budgétaires que chacun reçoit avec sa feuille de déclaration d’impôts. S’il est bien prouvé que l’Economie ne peut s’organiser qu’autour d’un dividende mensuel du progrès, la chose principale à ne pas oublier, c’est que la mise en place de cette fiscalité d’Inoppression Active ne dépend que des députés, et que face aux ânes et aux mercenaires de l’argent, il va falloir songer très rapidement à faire élire NOS députés, candidats s’engageant FORMELLEMENT à mettre en place ce système, ou un autre tout aussi CONCRET !